• Les bâillements des loups sont aussi contagieux

    LIRE LA SUITE

  • Au zoo de Vienne, un panda a fêté ses 1 an

    LIRE LA SUITE

  • Une lettre ouverte pour la réintroduction d’ours femelles dans le Béarn

    LIRE LA SUITE

  • Une étude démontre comment fonctionne le chien de berger

    LIRE LA SUITE

NOS CONSEILS SANTÉ

Vous êtes ici : Accueil > Conseil santé > L'ostéochondrite disséquante de l'épaule du chien
Imprimer En savoir plus

picto L'ostéochondrite disséquante de l'épaule du chien

L'ostéochondrose de l'épaule concerne le cartilage articulaire de la tête de l'humérus. La conséquence de l'anomalie de croissance est l'épaississement du cartilage articulaire dans une zone précise , la courbure de la tête humérale dans son tiers postérieur.

Dans certains cas, cette lésion est réversible et la croissance de l'os reprend un cours normal: il n'y a pas alors d'évolution vers le stade ostéochondrite disséquante.

Toutefois certains animaux présentent une évolution défavorable, et l'ostéochondrite disséquante apparaît, sans possibilité de guérison spontanée.

Les causes de cette maladie sont multiples:

- le caractère héréditaire  et familial de l'ostéochondrose est démontré chez l'homme. Chez le chien, la composante héréditaire est attestée par l'existence d'une incontestable prédisposition raciale ( fréquence élevée d'ostéochondrose de l'épaule chez le setter anglais, et le bouvier bernois entre autres).

- l'appartion de l'ostéochondrose est corrélée à la  rapiditié de croissance et l'évolution pondérale : elle se développe presque exclusivement sur des animaux à croissance rapide  dont le poids adulte est supérieur à 20kg. Les mâles sont généralement deux fois plus exposés que les femelles dont la croissancve est plus lente.Au sein d'une même portée, les sujets à risque sont ceux dont la croissance est la plus rapide.

- des facteurs nutritionnels ont également été étudiés; des excès en phosphore, calcium , vitamine D et protéïnes semblent être responsables de modifications de la qualité mécanique du cartilage liées à son défaut de minéralisation.


ostéochondrite disséquante de l'épaule

En tant que trouble de la croissance, l'ostéochondrose ne peut apparaître que chez le chiot.

En règle générale, l'âge d'apparition des symptômes se situe entre 5 et 10 mois. Rarement signalées chez l'adulte, les lésions correspondent alors à des séquelles d'une affection apparue au cours dela croissance, parfois passée inaperçue.

Les symptômes sont souvent discrets au début: tout commence par une boiterie chez un chien en croissance appartenant à une race de grande taille. Généralement, cette boiterie est d'apparition insidieuse: d'abord discrète et intermittente, elle s'aggrave progressivement pour devenir permanente en quelques semaines. Dans de rares cas, la boiterie est d'apparition brutale lorsqu'un traumatisme violent décolle un fragment de cartilage préalablement lésé.

L'examen clinique fait apparître une douleur caractéristique à l'extension du membre vers l'avant.

La radiographie, qui est l'examen complémentaire indispensable,  montre un "aplatissement" ou  une concavité radiotransparente en région caudale de la tête de l'humérus.

Lors d'une lésion plus ancienne, un élément minéralisé peut être visible  en regard de la zone radiotransparente  et correspond à la calcification du lambeau cartilagineux.

Parfois, des "souris articulaires"( portions de cartilage complètement détaché et minéralisé) sont identifiables dans un cul de sac synovial de l'articulation.


Le traitement médical est souvent très décevant.

Il ne s'adresse qu'à des lésions débutantes, c'est-à dire un stade sans souris articulaire, en présence d'une boiterie discrète. Il se limite à un confinement strict de l'animal, et à un suivi clinique et radiographique, quelquefois avec des anti-inflammatoires. Si l'ostéochondrose régresse, la boiterie disparaît en quelques semaines.

Si la lésion évolue, l'ostéochondrite dite "disséquante " s'installe, c'est à dire que le fragment cartilagineux épaissi se décolle ( se "dissèque") progressivement, et la boiterie s'accentue.

Le traitement chirurgical est alors indispensable.

Selon notre expérience et celle de divers auteurs, le traitement chirurgical se justifie pour tout animal présentant des signes cliniques ( boiterie) de la maladie, car la réponse au traitement médical est généralement décevante. Par ailleurs, les animaux traités chirurgicalement récupèrent plus rapidement que ceux traités médicalement: la boiterie disparaît dans la majorité des cas au cours des 4 premières semaines postopératoires alors que 7 mois sont en moyenne nécessaires à la disparition des signes cliniques lors de traitement conservateur. De plus, en l'absence d'exérèse , c'est-à-dire de retrait du fragment cartilagineux, la persistance de celui-ci, détaché, expose l'articulation à l'arthrose.

Le pronostic est généralement très bon si l'intervention est effectuée suffisamment tôt avant l'installation de lésions arthrosiques sévères.